Je m'appelle Lucille.
Je me sens souvent seule.
On dit de moi que je suis différente des autres.
Alors tant pis.
Pour monter,
il faut aussi savoir chuter.
Tant mieux si je tombe.
Tout d'abord, je tenais à remercier la maison d'édition The mentol House pour leur envoie qui m'a permis de découvrir à la fois l'auteur et la maison d'édition.
De quoi ça parle?
En ce début de roman, nous faisons la connaissance de Lucille, 18 ans, qui décide de tout plaquer et fuit Marseille ainsi que son passé pour prendre un nouveau départ à Nancy. Nous comprenons dès les premières lignes que Lucille cache un secret qui la ronge et pense pouvoir le laisser derrière elle en s'enfuyant.
Nous la retrouvons quelques années plus tard, mariée à Philippe. Son mal être commence à réapparaître après la naissance de son fils puisqu'elle a été contrainte d'arrêter son traitement médical pendant sa grossesse.
Elle se jette corps et âme dans la sculpture sur bois pour purifier ses obsessions, mais cela semble peine perdue...
Lucille est un être à la fois fort et fragile. Elle essaye de laisser de côté son passé, sa famille, mais sa maladie est toujours présente en elle. Nous assistons progressivement à la dégradation de son état mental et aux réactions de ses proches face à cette nouvelle situation.
Le style très particulier adopté par l'auteur, rend compte de l'état mental dans lequel se trouve notre protagoniste en utilisant à la fois la première et la troisième personne du singulier. Nous n'avons pas seulement accès aux pensées de Lucille, mais aussi à celles de son mari et de sa voisine et amie Régine, qui par leur intervention nous montre d'une manière plus extérieure comment évolue Lucille.

En bref, c'est un livre angoissant, émotionnellement fort et haletant. J'ai beaucoup aimé le thème profond et difficile abordé par l'auteur, qui change de nos lectures parfois superficielles. C'est un livre plein d'espoir qui fait réfléchir aux réactions que peut avoir notre société face à la maladie d'un proche.
Note: 7/10
Biographie de l'auteur: ici