mardi 6 août 2013

Les gens sont les gens de Stephane Carlier


Couverture Les gens sont les gens

Nicole Rivadavia est une psychanalyste parisienne de 57 ans au bout du rouleau.
Foufou est un porcelet de 6 semaines enfermé dans une cabane au fin fond de la Bourgogne. Ce livre raconte leur improbable rencontre, et comment ils vont se sauver l'un l'autre...

Après Grand amour, Stéphane Carlier signe une comédie tonique et attachante qui, par-delà sa drôlerie, est aussi l'histoire d'une femme qui se réinvente. Plus qu'un roman, un antidépresseur !













 Je débute la sélection du sixième prix des lectrices confidentielles avec un avis plutôt mitigé sur le dernier roman de Stéphane Carlier. Je m'explique.
                                                                      ***

 L'auteur nous plonge dans son court roman de 160 pages au sein du quotidien morose d'une psychanalyste parisienne, Nicole Rivadavia. Voulant s'échapper de son train de vie ennuyeux le temps d'un week-end, elle décide de rentre visite à son ancienne voisine qui a déménagé à la campagne. Là-bas, elle fait la rencontre étonnante d'un cochon, foufou. Elle se résout alors à le ramener avec elle dans la capitale. Sera-t-il la solution d'un bonheur à portée de main?
                                                                
                                                                      ***
Notre protagoniste principal de 57 ans est une psychanalyste spécialisée dans les troubles psychosomatiques et elle en a marre de son boulot : "elle était lasse, crevée, exténuée de ce métier" (page 16). En plus de ses problèmes liés à son travail, son couple est à l'agonie. Nicole ne supporte plus son mari Jean-pierre avec qui elle ne fait pratiquement plus rien. Enfin, son soudain attachement à un porcelet peut sembler un acte irrationnel, mais signe une belle rencontre vitale que ce soit pour l'un comme pour l'autre.

Si le manque de profondeur psychologique des personnages est un point faible du roman, a contrario, un point fort de ce roman composé en trois parties, est l'écriture de Stéphane Carlier. Celle-ci est légère, fluide et délicate.
                                                                     ***

En conclusion, Les gens sont les gens est une lecture plaisante, mais qui aurait pu gagner en profondeur si certains aspects avaient été plus développé car l'intrigue principale proposée est originale. Il peut être qualifié de roman "éphémère", c'est-à-dire, un roman divertissant qu'il fait passer un bon moment de lecture sur le coup, mais qui ne restera pas gravé dans ma mémoire. Enfin, le petit plus de ce livre est sa charmante couverture que je trouve très rafraîchissante et en total adéquation avec le roman!

note: 12.5/20
son site officiel --> ici


 Logo Confidentielles

samedi 3 août 2013

Le sixième prix des lectrices Confidentielles!

Bonjour !

Le site féminin confidentielle.com lance son sixième prix des lectrices et j'ai eu l'honneur de me voir proposer le rôle de jury, parmi cinq "confinautes" grandes lectrices (Céline, Pascale, Estelle, Fabienne, et Adeline) et quatre blogueuses littéraires : Coline, du blog Le Bouquin du coin, Pauline, du blog Entre les pages,  Mélissa, du blog A faim d’en lire, et Ingrid, du blog Histoire du soir.

Le 6è Prix des lectrices Confidentielles !
                        ~¤~Les ouvrages sélectionnés~¤~ :

-    J’ai aimé être fidèle, Jean-Marc Rivière (JC Lattès)
-    Juste avant le bonheur, Agnès Ledig (Albin Michel)
-    Lundi noir, Dominique Dyens (Héloïse d’Ormesson)
-    Ce que je peux te dire d’elles, Anne Icart (Robert Laffont)
-    Une faiblesse de Carlotta Delmont, Fanny Chiarello (Éditions de l'Olivier)
-    Shâb ou la nuit, Cécile Ladjali (Actes Sud)
-    Complètement cramé, Gilles Legardinier (Fleuve noir)
-    Les gens sont les gens, Stéphane Carlier (Editions le Cherche Midi)
-    Tombeau pour Don Juan, Margaux Guyon (Plon)
-    Si un jour la vie t'arrache à moi, Thierry Cohen (Flammarion)


                                                      ****

            ~¤~ L'objectif de ce prix littéraire selon Confidentielles ~¤~:

"10 livres de différentes maisons d’édition participent au concours cette année, et seront jugés par notre redoutable jury composé d’internautes du site féminin Confidentielles.com, et de blogueuses littéraires.
Un seul mot d’ordre : élire LE roman coup de coeur de nos passionnées de lecture !"

                                                      ****

                                   ~¤~La remise du prix~¤~:

La remise du prix aura lieu le 1er octobre à l'Atelier de cuisine 750 g à Paris, en même temps que la remise du Prix du livre de cuisine, et le Prix du Livre préféré des Mamans organisé par le site Maman.fr.
                                                  
                                                     ****

Merci à Logo Confidentielles pour l'organisation de ce prix!

Bonnes lectures à toutes!
Je reviens vite vers vous pour vous donner mes avis sur les livres en compétition!

vendredi 2 août 2013

Bilan du mois de juillet



Hello les accros à la lecture! Me revoici pour mon bilan livresque du mois de juillet. J'ai pu lire 6 romans, qui ont tous été dans l'ensemble des lectures agréables.

Couverture L'Empire immortel, tome 1 : God save the queenJ'ai commencé avec une nouveauté du mois de mai des éditions Orbit , le premier tome de la sage l'empire immortel, God save the queen.
Ce fut une excellente découverte pour moi, j'ai vraiment passé un très bon moment en compagnie de Xandra Vardan, fille d'un vampire et d'une courtisane. L'histoire se déroule en 2012 sous le règne de la reine Victoria dans l'empire britannique. Nous trouvons dans ce monde magique pas seulement des vampires et des loups-garous, mais aussi des gobelins, spécimens très intriguant que vous apprendrez à découvrir tout au long du roman. En bref, un cocktail parfait composé de personnages attachants, d'un univers complet et d'une intrigue palpitante, qui m'a rappelé sous certains aspects la saga le protectorat de l'ombrelle de Gail Carriger. J'ai hâte de lire la suite !
note: 8.5/10

Couverture La vérité sur l'Affaire Harry QuébertJ'ai enchaîné avec un livre qui a beaucoup fait parler de lui lors de la rentrée littéraire précédente pour avoir rafler plusieurs prix importants (notamment celui de l'académie française et le Goncourt des lycéens). Reçu à Noël, je me suis lancée dans la lecture seulement ce mois-ci et je regrette de ne pas l'avoir lu plus tôt, car ce fut un coup de cœur!
Ce roman inclassable se déroulant en 2008 aux États-Unis raconte l'histoire d'un jeune auteur à succès en panne d'inspiration. Lorsque son ancien professeur et ami, Harry Quebert est accusé d'avoir assassiné une jeune fille de quinze ans en 1975, Marcus décide de venir à son secours pour mener son enquête. Je me suis laissée happée par ce singulier roman qui mélange les genres, tantôt roman policier avec une intrigue riche en rebondissements, tantôt littérature contemporaine grâce aux leçons données par Harry Quebert à Marcus sur le processus d'écriture d'un roman .
A lire absolument! Note: 10/10

Couverture Le retour des Highlanders, tome 1 : Le gardienEnsuite, pour me remettre de mes émotions, j'ai voulu m'attaquer à un livre détente idéal pour la plage. Je n'ai pas grand-chose à dire sur ce livre, ce fut divertissant mais sans être non plus transcendant. L'auteur nous fait voyager en écosse avec le retour de Ian, le mari de Sileas, qu'elle n'a pas vu depuis cinq longues années.Ian était parti du domicile parental en laissant une jeune fille maigrichonne de treize ans, il retrouve cinq ans plus tard, une jeune femme ravissante...Ajouter à cette romance un peu d'action déclenché par des problèmes de clans et vous obtiendrez le premier tome du retour des Highlanders.

Couverture Des fleurs pour AlgernonEn bref, un roman sympa mais sans plus! Note: 6.5/10


Puis, j'ai sorti de ma PAL un roman dont j'avais entendu beaucoup de bien sur les blogs consacrés à la littérature, Des fleurs pour Algernon .C'est un court roman de trois cents pages qui s'avère être vraiment très troublant et émouvant. Voici le synopsis: Algernon est une souris de laboratoire dont le traitement du Pr Nemur et du Dr Strauss vient de décupler l'intelligence. Enhardis par cette réussite, les deux savants tentent alors, avec l'assistance de la psychologue Alice Kinnian, d'appliquer leur découverte à Charlie Gordon, un simple d'esprit employé dans une boulangerie. C'est bientôt l'extraordinaire éveil de l'intelligence pour le jeune homme. Il découvre un monde dont il avait toujours été exclu, et l'amour qui naît entre Alice et lui achève de le métamorphoser. Mais un jours les facultés supérieures d'Algernon déclinent. Commence alors pour Charlie le drame atroce d'un homme qui, en pleine conscience, se sent retourner à l'état de bête...   
Couverture La Maison sur le rivageUne œuvre de science-fiction qui fait réfléchir sur notre société! Note : 8/10

Enfin, j'ai lu deux classiques,
Le premier roman est la maison sur le rivage de Daphné du Maurier. Ce roman a été la "moins" bonne lecture de ce mois-ci ,même si cela reste une œuvre à découvrir. La trame de l'histoire est très intéressante, cependant l'auteur se perd dans beaucoup de détails superflus, ce qui provoque l'ennui du lecteur pendant une bonne partie du roman. Pour résumé, notre protagoniste principal, Richard Young part se ressourcer en Cornouailles dans la maison de son meilleur ami, un scientifique reconnu. Celui-ci lui demande son aide pour tester une nouvelle drogue de son invention et qui permet de se plonger dans un passé de plus de six siècles...
Même si ce roman est loin d'être un coup de cœur pour moi, je continuerais avec plaisir à lire les romans de cette auteure! 
note : 6.5/10


Couverture Sanditon J'ai terminé Sanditon le 31 juillet (il était temps!) et mon avis est aussi mitigé que le précédent. Ce roman se déroule dans la station Balnéaire de Sanditon où la famille Parker invite gracieusement Charlotte Heywood pour l'été. Là-bas, elle découvre l'acariâtre Lady Denham, ainsi que sa jolie nièce Clara. A ce petit monde s'ajoute les sœurs Beaufort, la fragile Miss Lambe, le vaniteux Edward Denham et sa soeur, le ténébreux Henry Brudenall et le remarquable Sydney Parker. Nous retrouvons dans les onze premiers chapitres écrit par Jane Austen (le reste est achevé par une autre dame) sa plume satirique qui n'hésite pas à se moquer, notamment, des personnes hypocondriaques. Le personnage de Charlotte m'a fait penser à celui d'Anne dans Persuasion, elles sont toutes les deux très observatrices et un peu effacées. Quand bien même ce roman est très bien écrit, j'ai trouvé que la trame principale ramait un peu jusqu'à un évènement invraisemblable vers la fin! 
Note: 7/10

----> Et vous? qu'avez-vous lu ce mois-ci? Des avis sur ces romans?

dimanche 16 juin 2013

Danse à Boston de Tina Howe



 Painting Churches (1976) met en scène une situation ordinaire - un déménagement - avec une férocité comique, tout en laissant place à des instants de grâce poétique. La scène se déroule à Boston, chez les Church. Le père, éminent poète au bord de la sénilité, égrène vers, rimes, et souvenirs d'Ezra Pound ou de Robert Frost. La mère, sous ses apparences excentriques et mondaines, veille sur lui d'un oeil impitoyable et tendre, tout en s'efforçant de remplir d'interminables cartons. Arrive leur fille unique, jeune peintre en pleine ascension, qui vient pour aider ses parents à déménager, mais aussi pour peindre leur portrait.
Prix et Pages: 14 euros pour 157 pages
Edition:  Presses universitaires du Mirail 

Tina Howe est une auteure dramaturge du XXIe siècle assez peu connue en France et qui gagnerait pourtant à l’être. Elle commence à écrire des pièces de théâtre dans les années 70, mais elle ne sera rendue célèbre qu’à partir de sa pièce Painting Churches, traduit en Danse à Boston au édition Presses universitaires du Mirail et qui fut récompensé par trois prix littéraires américains.
https://www.google.fr/maps/vt/data=Ay5GWBeob_WIPLDYoIWcfVXxvZu9XwJ55OX7Ag,intmxnPYDB_ouayMfRH0_Yqz-ia9cLrNSXrkVG39fLovuHPUDXl-i-8cj-VKvqClHlCvRjseFPSJf7pXclCxg3BDLHAnROedq-rFDb5RAi7GZ104vPkktLOjVm8Z15DwARE97gCfWQpHkIeFf9TKU2xCu5e8W8vKrwwwrzFqYKor5kCvdM55yfAYA0k

Danse à Boston est une pièce de théâtre en deux actes (et non trois comme nous l’indique la quatrième de couverture !) qui relate le déménagement de la famille Church. Celle-ci habite la prestigieuse maison sur Beacon Hill à Boston, mais par manque d’argent, ils sont contraints de vivre à l’année dans leur plus modeste habitation sur la presqu’île de Cape Cod.

Fanny et Roland Church ont respectivement 60 et 70 ans, ils ont un enfant unique, Catherine, dit Cathy, qui est âgée d’une trentaine d’année.
Fanny, tout comme son mari, vient d’une illustre famille de Boston, c’est une femme extravagante qui essaye de rester élégante malgré leur situation précaire. Cependant, elle vit plutôt mal son vieillissement.
Son mari, Roland, est un poète célèbre qui gagna en autre le prix Pulitzer, toutefois, depuis quelque temps, il a beaucoup de mal à produire une œuvre car il perd peu à peu ses moyens physiques et mentaux…
Leur fille Cathy doit leur rendre visite avant le déménagement pour faire leur portrait. En effet, c’est une artiste peintre qui semble s’être rapidement émancipée de sa famille ainsi que de leur milieu aristocratique.

Cette émouvante pièce rappelle sous certain aspect celle d’ Oh les beaux jours de Samuel Beckett. En effet, nous avons tout d’abord la dégénérescence des êtres, avec Fanny qui se plaint de ne presque plus avoir de dent, tandis que son mari commence à perdre la tête. De plus, les personnages se rappellent tour à tour des souvenirs qu’ils ont en commun, soit en relation avec leur vie commune dans la maison sur Beacon Hill, soit dans celle sur Cape Cod. Ces souvenirs leur permettent de combler le vide de leur vie quotidienne.

C’est une belle satire sur la vieillesse ainsi que sur la peur de la mort qui rôde autour de deux de ses personnages que nous offre Tina Howe. Elle nous décrit le caractère éphémère et fragile de la vie ainsi que sa préciosité. C’est donc une belle réflexion à la fois sur l’approche de la mort mais, aussi sur l’importance d’apprécier l’instant présent.

En bref, Danse à Boston est une pièce contemporaine riche en émotion que nous propose Tina Howe, écrite dans un style fluide et utilisant avec brio l’humour noir.


Note: 7/10


Merci à Babelio pour Masse critique ainsi que les éditions Presses Universitaires du Mirail pour ce partenariat!